mardi 15 septembre 2015

HOMMAGE A NIDOISH HNAISSELIN


Grand chef  Nidoish Hnaisselin (gauche)

Le grand chef Nidoish Hnaisselin de la chefferie de Guahma à Maré, s'est éteint en juillet.
Cet intellectuel fit partie des Foulards rouges dans sa jeunesse, et fut l'un des principaux acteurs de l'histoire contemporaine de la Nouvelle-Calédonie. Il était écouté et considéré comme un sage en raison de ses convictions pacifistes et de sa liberté de parole.

En 2012, il préfaça le livre "Thio, de mon enfance aux événements de 1984", de Danick Loquet, paru dans la collection "Lettres du Pacifique".
Le Président et les auteurs du Cercle des Auteurs du Pacifique présentent leurs condoléances à sa famille, et à la chefferie de Guahma. 


Pour compléter ce portrait de Nidoish Hnaisselin, rappelons qu'il inspira le personnage charismatique d'un jeune leader kanak du roman "calédonien" de Jacqueline Sénès, "Terre Violente", qui fut porté à l'écran, et dont les téléspectateurs de la chaîne Arte ont pu revoir la saga durant l'été 2015.



mercredi 9 septembre 2015

Rentrée littéraire: un grand roman australien sur la guerre du Pacifique (1939-45)




Paru en juillet, dans la collection Lettres du Pacifique (no 59), le roman "Acier austral" traduit de l'Australien et présenté par une universitaire franco-australienne de Newcastle, est annoncé par les  éditions l'Harmattan. Cette parution s'inscrit dans le cadre des commémorations  de la seconde guerre mondiale et de la guerre du Pacifique,  dont les combats navals que les alliés Américains, Néo Zélandais et Australiens livrèrent contre les Japonais, eurent une influence décisive sur l'issue de la guerre dans cette partie du monde.
 Rappelons  la fermeture annuelle de L'éditeur parisien en Août.

Dymphna Cusack (1902-1981). Son roman Southern Steel (Acier Austral), parut à Londres en 1953, chez Constable. Dymphna Cusack fut l’un des auteurs australiens les plus prolifiques et les plus traduits de sa génération. Elle publia douze romans, trois pièces, trois récits de voyage, deux livres pour enfants et un essai. Ses livres furent traduits en trente langues et elle s’attaqua avec succès aux diktats des éditeurs londoniens. Elle s’engagea notamment à travers ses écrits dans la lutte contre la guerre et la défense des droits des femmes et des Aborigènes. Elle était  le chantre d’une littérature véritablement australienne. Peu avant sa mort, elle reçut la plus haute distinction australienne (Member of the Order of Australia) pour sa contribution à la littérature de son pays.

Marie-Laure Vuaille-Barcan (PhD) qui enseigne le français à l'Université de Newcastle depuis 1995, a traduit en français et commenté cette  oeuvre majeure de la romancière australienne. Elle a publié de nombreux articles sur la traduction, et un livre : Transfert de langue, transfert de culture..
  
La préfacière, Marie Ramsland, (PhD) épouse de l'historien John Ramsland, est bien connue en Nouvelle-Calédonie. Chercheuse à l'Université de Newcastle, elle a écrit sur les écrivains de la Grande guerre, et traduit nombre d'écrivains français, en particulier Michel Tournier (La Couleuvrine) et Jeanne Cordelier (Hanoi blues). Elle est chevalier des palmes académiques.

Il faut saluer le travail important de traduction et d'analyse  de Marie-Laure Vuaille, qui pour la première fois, rend accessible aux lecteurs francophones et tout particulièrement aux étudiants (aussi bien Français qu'Australiens, ou Néo-Zélandais), un grand roman de la littérature australienne. Son travail d'exégèse linguistique et stylistique est soutenu et complété par la belle préface de Marie Ramsland, qui replace l'oeuvre dans son contexte historique et littéraire.

Ce roman réaliste a pour thème une ville industrielle de l'Australie prise dans la tourmente de la guerre du Pacifique, et du malaise humain et social qui frappe les ouvriers des aciéries de Newcastle et les marins de cette ville portuaire, fortement mise à contribution durant le conflit avec les Japonais et les combats navals meurtriers et décisifs de la mer de Corail. Les personnages féminins du roman -les ouvrières de l'usine Southern Steel- sont particulièrement bien décrits, avec leurs faiblesses, leurs doutes, leurs angoisses et leur courage quotidien.


Le livre sera prochainement présenté à l'Université et à l'Alliance Française de Newcastle, et comme l'espèrent les auteurs, la directrice de collection et le CAP, plus tard à Nouméa, dans le cadre de l'Université.


lundi 15 juin 2015

Une Encyclopédie sportive



Gérard CAUVILLE, auteur du CAP, après une première anthologie sportive, et un roman "La Richesse de la différence", (publié en 2013 dans la collection Lettres du Pacifique), prépare un second volume consacré au sport: 

"Le mémorial du cyclisme en Nouvelle-Calédonie 
(1889-1968)"

Ce livre très illustré, est vendu par souscription au tarif de 6900 CFP.



Les stars du cyclisme calédonien, de Malmezac à Daniel Cornaille, de Sylvain Bernanos à Honoré Pantaloni, les chroniques des tours cyclistes de l'île, vous saurez tout de la "petite reine" grâce à cette édition à tirage limité, auquel participa Rémy Legoff avant sa disparition accidentelle en 2014. 


Pour tout renseignement, contacter le CAP au  92 59 64.




jeudi 11 juin 2015

LANCEMENT DU LIVRE "DESTELLE" AU MESS DES ARMEES

Deux auteurs et le Commandant Nobili
des FANC 



Le Commandant Paul Nobili, Claude Colombani
et le Vice Recteur M. Dion



Le 3 juin, l'association In Memoriam et deux des auteurs: Stéphane Pannoux et Catherine Catelande, présentaient avec brio leur ouvrage d'histoire paru dans la collection Lettres du Pacifique (Harmattan), au faré du mess des armées, à Nouméa, en présence d'Hélène Colombani, directrice de la collection.

Le Général Luc de Revel Commandant supérieur des FANC, préfacier du livre, et ses proches collaborateurs, ainsi que Monsieur Dion, le Vice-Recteur, Directeur général des Enseignements en Nouvelle-Calédonie, ont honoré cet événement littéraire et historique de leur présence. 

Dans l'assistance figuraient, parmi les historiens d'In Memoriam, et d'autres associations culturelles de l'île, des représentants du bureau et plusieurs membres du Cercle des Auteurs du Pacifique, venus soutenir cet événement, des amateurs d'histoire et des professeurs.  Cette narration animée en duo par Stéphane Pannoux et Catherine Catland, comme des scènes retraçant avec humour la vie et les aventures "sur le terrain", du premier cartographe de la Nouvelle-Calédonie, figure originale et forte d'un lieutenant chargé d'une "mission" spéciale sur l'île en 1879, a été très appréciée du public. 

Hélène Colombani, directrice de la collection, a remercié les auteurs pour l'important travail de documentation historique et iconographique accompli, sans oublier leur co-auteur de métropole, Jean-Pierre Destelle, qui sauvegarda les archives de son ancêtre, et le Général, qui a préfacé ce livre et a permis son lancement au mess des armées, ainsi que le Vice Recteur présent. 
Elle a mis en évidence tout l'intérêt historique de cet ouvrage riche en informations originales et en illustrations provenant du service des Archives, dont l'importance des fonds est révélée grâce à ce livre. Il concerne aussi les Mélanésiens et la vie tribale à l'époque d'Ataï, et décrit les premiers contacts et les relations qui s'établirent entre eux et les Européens, et qui ont marqué l'histoire jusqu'à nos jours.

© copyright photos.

Media.
Le livre "Destelle" fait encore la une des media: Les Nouvelles Calédoniennes lui consacrent une double page illustrée de photos, dans le supplément hebdomadaire (Local)  du 11 Juin (no 1521), et la télévision a programmé une interview de Stéphane Pannoux sur Destelle, dans une émission sur le Patrimoine calédonien(TVNC).


jeudi 14 mai 2015

UNE BD GRATUITE A TAHITI POUR PROTEGER LES OCEANS





A encourager d'urgence, l'initiative d'une association de protection de la nature installée à Tahiti en septembre dernier, (Pew trust- héritage mondial des océans), qui publie une BD originale destinée à la protection des océans,  distribuée gratuitement à Papeete.
Cette première a suscité de nombreuses réactions très positives dans les milieux locaux de l'enseignement et du tourisme, et de la part du public. Elle pourrait être prise en exemple en Nouvelle-Calédonie, où le lagon, l'eau et la terre, ainsi que la faune et la flore de ces milieux sont de plus en plus menacés par les pollutions minière ou maritime, avec les conséquences humaines négatives que l'on sait.

Une idée très simple, qui est saluée jusqu'en Europe, à reprendre par l'association écologique de NC, et qui pourrait être financée par les institutions locales ?.


"Cette BD réalisée par Pew Polynésie française et Benjamin Bécue présente les bénéfices des grandes Aires Marines Protégées. N’hésitez pas à la partager avec vos amis et à aimer notre page pour suivre nos activités et celles de nos partenaires!" (facebook)

jeudi 7 mai 2015

DISPARITION D'UN GRAND EDITEUR PARISIEN

Les éditions Fayard ont annoncé ce jour la mort de Claude Durand, qui les a dirigées pendant près de trente ans.

Né en 1938, Claude Durand remporta le prix Médicis en 1979 pour La Nuit zoologique. Il était traducteur d’anglais et d’espagnol, mais aussi éditeur ; il publia des auteurs d’Amérique latine et des pays de l’Est. C’est lui qui traduisit et édita en 1967 Gabriel Garcia Marquez, avec Cent ans de solitude. En 1973 il fit paraître L’Archipel du Goulag, d’Alexandre Soljenitsyne, dont Claude Durand supervisa la traduction française en 1974. Il devint l’agent et l'ami de l’écrivain russe exilé en Amérique.

Après un bref passage chez Grasset, il rejoignit en 1980 les éditions Fayard où il allait régner pendant près de trente ans, alternant scoops médiatiques (enquêtes de Pierre Péan sur le passé de François Mitterrand, sur le journal Le Monde et œuvres littéraires d'écrivains majeurs (Kadaré, Debord…), mais aussi livres de stars et de personnalités politiques de tout bord. En 2005, il édita Michel Houellebecq.
En 2010, il publia, sous le pseudonyme de François Thuret, J’aurais voulu être éditeur (Albin Michel), puis, en 2011, sous son nom, J’étais numéro un (Albin Michel).
Son nouveau roman "Usage de faux" traite avec humour d'une histoire d'imposture dans le milieu de…l'édition. "Ce n'est pas un roman à clef, ce que j'ai voulu dénoncer c'est l'usurpation dans le monde de l'édition, le formatage, les masques que beaucoup portent, le mensonge, c'est tout un esprit d'imposture."



Extrait de l'article de Marianne: un vibrant hommage à Claude Durand
"Ceux qui bousculaient les idées reçues et ne craignaient pas de porter le fer dans les plaies de la société savaient qu’ils pouvaient frapper à la porte de Fayard. Tant d’autres considèrent que les principales qualités de l’éditeur sont olfactives. Ils hument l’air du temps, et cherchent à flairer les prix d’automne ou les bons coups médiatiques. Claude Durand se servait d’un autre sens, celui de la lecture. Ses choix ne devaient rien aux modes et aux engouements passagers. Deux noms, parmi tant d’autres, attestent de son sens éditorial : Gabriel Garcia Marquez, Alexandre Soljenitsyne, excusez du peu...  L’Archipel du Goulag n’était pas un ouvrage retentissant, apportant des révélations inédites, mais le livre fondateur du nouvel impératif catégorique. On ne pouvait plus penser le monde de la même manière après avoir lu Soljenitsyne. Et Claude Durand était l’éditeur qui apportait en France ce bouleversement. Un exploit rare dans l’histoire de l’édition. Le rêve de tous les grands du métier. Il poursuivit sa carrière, sachant qu’un tel événement ne se produit pas deux fois dans une vie, mais s’attachant toujours aux écritures de ruptures, pour le style comme pour les idées. Encore faut-il préciser qu’il méprisait souverainement les chapelles de pensée et les coteries parisiennes pressées de couvrir les ruptures d’un nouveau conformisme. Jusqu’au bout, il dérangea les maîtres à penser de l’économie, comme ceux du Monde, qu’il défia, en permettant à Philippe Cohen et Pierre Péan de dévoiler leur « face cachée ». Si de véritables livres demeurent, au milieu du flot de mièvrerie et de conformisme qui submerge les rayons libraires, nous le devons à de rares éditeurs, comme Claude Durand. Sa disparition ne saurait appeler les lieux communs prononcés en pareilles circonstances. Et pourtant, il laisse, vraiment, un vide."

mercredi 6 mai 2015

"EMILE DESTELLE" ET LA PRESSE

Dans l'émission de NCTV "La Quotidienne", qui passe actuellement en boucle, Elise  interviewe 
Catherine Cateland sur le livre "Sur les pas du lieutenant Destelle en Nouvelle-Calédonie". Cette émission sera podcastée sur you tube.
Les  deux co-auteures "locales" du livre, le 3eme, J.P Destelle qui découvrit
les archives de son ancêtre, vit en France. 
Article paru in "Local", revue de NC le 6/5/15