vendredi 2 mars 2018

UN LIVRE SUR LA CONSTRUCTION IDENTITAIRE DANS LA LITTERATURE POLYNESIENNE CONTEMPORAINE


La collection "Lettres du Pacifique" vient de publier son 69 ème titre chez l'Harmattan, un ouvrage de référence intéressant la littérature Ma'ohie contemporaine et son rôle dans la construction identitaire Polynésienne.



Son auteur, Jean-Luc PICARD, est un professeur agrégé de Lettres (retraité), qui a soutenu cette thèse d'université en cotutelle à l'UPF et à l'Université de Lorraine. Les théories défendues par l'auteur sur l'importance et la nécessité de l'apport "allogène" à la construction identitaire dans la littérature ma'ohie, seront sans doute controversées en Polynésie ou ailleurs. Mais son érudition sur les écrivains et poètes polynésiens, leurs oeuvres, et le nombre des citations qu'il  en donne, placent ce livre parmi les référents indispensables à une  approche  du peuple polynésien à travers sa littérature contemporaine, si différente de celle des débuts de la colonisation qui donna naissance au "mythe" d'un Tahiti  édenique. 

Résumé

"D’abord « Indiens » pour leurs « découvreurs », « peuple de la Bible » pour les missionnaires qui les alphabétisèrent, et « sauvages » pour les écrivains exotiques, les Polynésiens voulurent enfin revendiquer leur propre identité quand la France installa le Centre d’Expérimentation du Pacifique et que les premiers essais nucléaires commencèrent à Moruroa en 1966. Ils se voulurent alors Ma’ohi tumu, autochtones bien ancrés dans le sol de leurs îles. Ils revendiquèrent, pour résister à l’agression, une identité ancienne qui leur permettait de renouer fièrement avec un passé et des traditions qu’ils avaient oubliés. Les premiers écrivains polynésiens se joignirent naturellement à ce mouvement de renouveau identitaire et célébrèrent, avec les autres militants, l’oralité et la terre de leurs ancêtres…"

Chantal Spitz, femme de lettres tahitienne.

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