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mercredi 18 mai 2016

Hommage à Guy Agniel, Calédonien, Professeur des Universités, et auteur du CAP

L'Université de Nouvelle-Calédonie vient de perdre prématurément l'un de ses membres les plus éminents, le professeur de droit Guy AGNIEL.

D'origine modeste, né il y a 68 ans, d'une mère calédonienne qui gérait un petit commerce et d'un père asiatique, à Houaïlou dans la brousse calédonienne à laquelle il resta très attaché, après un cursus d'études qui le conduisit du lycée de Nouméa, à l'université de Montpellier, où il obtint un doctorat d'Etat en Droit (spécialiste de droit international, et de droit public), Guy revint exercer ses compétences juridiques dans son île natale. Après une incursion dans le secteur politique, il fut nommé professeur de droit à l'Université de NC, où ses qualités humaines autant que professionnelles, et son profond attachement à son île et à ses compatriotes, laissent de lui le souvenir d'un homme de conviction et de caractère, dont la franchise et la liberté de parole étaient appréciées des uns et critiquées par d'autres. (Il fut à la télévision, durant la période post-1984, le chroniqueur des événements politiques puis de l'évolution statutaire de l'île.)


Auteur de plusieurs livres de droit aux éditions Hachette et PUF, et conférencier de stature internationale (il était souvent sollicité par les universités du Japon et d'Asie), Guy intégra dès sa création il y a 20 ans, en tant que membre d'honneur, le Cercle des Auteurs du Pacifique, où sa  présence fut constante, fidèle et participative, jusqu'à sa disparition. (voir notre post du 23 juillet 2013). Il y laisse des amis de longue date- dont le Président du CAP, Gilbert THONG, et ceux qui le connurent sur les bancs du lycée La Pérouse, tous garderont le souvenir d'un intellectuel à l'esprit vif, dont l'humour et les talents de conteur s'enracinaient dans la terre calédonienne. 
Résumé: Au-delà d'une image idéale de dépliants publicitaires, quelle est la réalité politique, économique et sociale de ces États et territoires insulaires dispersés dans l'immensité de l'océan Pacifique ? Quelles sont les solutions d'avenir possible pour ces trois régions, Micronésie, Mélanésie, Polynésie, qui forment le cinquième continent, l'Océanie ?




Un extrait de l'hommage de l'UNC:
"L’UNC en deuil : C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de notre collègue et ami, le Professeur Guy Agniel, survenu hier soir des suites d’une maladie. Ayant exercé au sein de notre université, depuis la création de l’Université Française du Pacifique, il a été et il restera parmi les professeurs qui ont marqué l’Université de la Nouvelle-Calédonie par son implication au bénéfice des étudiants et par la qualité de ses travaux de recherche.
Après des études de droit, de sociologie et de sciences politiques à Montpellier I et Montpellier III, dans la première moitié des années 70, Guy Agniel a obtenu en 1977 son doctorat d’Etat en Droit à Montpellier I…" 

vendredi 23 octobre 2009

CONFERENCE LITTERAIRE AU CENTRE CULTUREL TJIBAOU

©Copyright tous droits de reproduction réservés (texte et image) CAP

Une conférence littéraire sur "La représentation du temps dans les romans comtemporains océaniens" a été donnée jeudi 22 octobre dans la salle Eman du CCT par S. Vigier, enseignante de l'IUFM, titulaire d'un doctorat de l'UFP de Nelle Calédonie.
Le sujet de cet exposé concerne essentiellement les romans de Dewe Gorode (auteur de NC) et ceux de la zone polynésienne (Tahiti, Hawai, Samoa) ou d'Australie de plus en plus traduits et lus , l'assistance était peu nombreuse (une vingtaine de personnes). Pas d'écrivains locaux et peu d'enseignants , à part quelques uns des universitaires venus participer au congrès Agora (de l'IHESS) qui séjournent actuellement sur place pour un symposium pluridisciplinaire sur la NC, des enseignants,  deux membres du bureau du Cercle des Auteurs du Pacifique, et la Chargée de mission pour le livre du Gouvernement.

Un débat s'est ensuite instauré sur la notion de littérature "océanienne" ou "européenne", un jeune universitaire océanien présent ayant exprimé des réserves sur la première notion : "Peut-on objectivement qualifier d'Océanienne une littérature qui n'est pas écrite dans une langue vernaculaire, mais européenne, et qui adopte peu ou prou les genres littéraires occidentaux, ou faut-il parler d'une littérature "métisse"  en rupture avec les traditions orales ?
Ironisant à demi-mots avec une aisance très océanienne, sur la notion (à la mode) de "littérature émergente", il a  analysé les uns comme étant des écrivains de "la rupture" post coloniale, et confirmé que dans les populations polynésiennes peu touchées par l'occidentalisation, cette rupture n'existe pas, car la tradition orale ("qui s'écrit de plus en plus") se poursuit "dans une continuité avec le passé". 

Un débat intéressant qui demanderait à être élargi en toute liberté et sans a priori, comme il se doit entre universitaires.

Quelques nouvelles d'actualité:

Le Calédonien, Professeur de Droit international (et membre du CAP) Guy Agniel, auteur de nombreux ouvrages sur les institutions de la Nouvelle-Calédonie et l'évolution politique et statutaire de l'île, a pu participer au jury des "Doctoriales" 2009, chargé d'élire le meilleur travail de recherches interdisciplinaires. 

Flora Devatine, poétesse et écrivain maohie, vient d'être réélue à la présidence de l'Université de Polynésie Française.