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mercredi 16 juin 2010

Dans la presse à Tahiti



Un bon article du 14 juin signalé dans le quotidien régional, Tahiti Presse, rend hommage au livre "Pour la défense de la langue tahitienne" de Florence Ferment-Méar, ainsi qu'à la collection "Lettres du Pacifique" (Harmattan). 
Fenua Tahiti fait également un accueil élogieux à ce livre qui ne devrait pas laisser insensibles   les Océaniens en général. A terme, ils sont concernés par le problèmes inhérents à la déperdition et à l'abandon progressifs de leurs langues vernaculaires, qui ne seront pas résolus par de coûteuses créations d'instituts de langues, mais par une revalorisation identitaire intensive des parlers vernaculaires, au quotidien. 

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Depuis la sortie de ce livre, la collection aura atteint bientôt son 33e titre, dont 19 consacrés à la Nouvelle-Calédonie, 8 à la Polynésie, 6 à la Nouvelle-Zélande et à l'Australie, dans les genres littéraires (fictions, essais) et des Sciences humaines (recherche). 
 
Les auteurs publiés sont des romanciers, des philosophes, des enseignants, des historiens, ou des universitaires de la région Pacifique ou d'Europe. 
Le premier livre bilingue, "Half moon lands", traduit et présenté en Anglais par une universitaire Australienne, sera bientôt suivi d'autres traductions. Inversement, trois titres sont traduits de l'Anglais en Français.

Dix nouveaux titres sont en préparation, dont les premiers seront le 1er roman d'un Calédonien, une étude universitaire sur la société maohie, un roman sur les aborigènes, une fiction sur la Nouvelle-Calédonie dans le futur, un roman tahitien, etc.

vendredi 7 mai 2010

Mai: Un nouveau livre dans la productive collection Lettres du Pacifique



Cette excellente étude fait suite à une enquête sur place menée  par une philosophe diplômée en linguistique qui a effectué plusieurs séjours en Polynésie. Elle  dresse un tableau alarmant de la  langue tahitienne, progressivement délaissée par ses locuteurs au profit du français: de 71% chez les 40-50 ans , la pratique courante de la langue passe à 33% chez les adolescents.
Florence Ferment Méar analyse les causes de cette déperdition drastique, et propose des solutions, reste à savoir quelle serait la politique idéale pour mener au mieux ce sauvetage qui conditionne la survie non seulement de la langue mais de la culture maohie, et quels pourraient en être les acteurs: l'état ou la collectivité tahitienne?

Un débat dont les enjeux pourraient à terme concerner d'autres îles du Pacifique.

Sur un sujet proche vu sous l'angle littéraire, vous pouvez lire l'excellente analyse de Camille Coldrey: " L'irruption de la langue tahitienne dans les Immémoriaux de Segalen ", paru en 2008 dans la collection.
Les amateurs de romans sur le thème polynésien liront "Les Montagnes du Pacifique" de Dominique Cadilhac, qui décrit les îles Marquises, que l'auteur connaît bien (il a donné des conférences sur le sujet).

© texte et photos